Le lycée Henri-Carriat de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) ouvrira à la rentrée 2010 une classe préparatoire TSI en trois ans destinée aux bacheliers professionnels issus de sections industrielles. Trente places sont à pourvoir « par des bacheliers ayant un cursus honorable sinon d'excellence en filière professionnelle et qui ont envie d'atteindre le niveau des meilleurs », explique lundi 1er mars 2010 à AEF Jean-François Lampin, proviseur de l'établissement.
« Si les trois années sont clairement fléchées CPGE, la première est une propédeutique qui vise à amener idéalement les élèves au plus près du niveau des bacs S ou SI et STI », poursuit Jean-François Lampin. L'accent est mis sur l'amélioration du niveau dans les disciplines scientifiques et la culture générale, « où le delta est plus important que dans les matières proprement techniques ». « Nous procédons dès à présent avec les enseignants à un travail de fond sur un accompagnement pédagogique personnalisé. »
CURSUS SÉCURISÉ
L'établissement limite à 24 places les deuxième et troisième années de prépa : « Certains étudiants nous quitteront probablement pendant le parcours, mais quel qu'en soit le moment, ils n'auront pas perdu leur temps. Les bons éléments pourront intégrer notre BTS électrotechnique en deuxième année ou rejoindre une licence de l'université de Bourgogne. » Ainsi, le lycée Henri-Carriat étudie actuellement la mise en place de validation de crédits ECTS. « Cet accompagnement et la qualité des enseignements constituent notre part du contrat. Au jeune d'y apporter la quantité de travail exigée », souligne Jean-François Lampin.
Situé au centre-ville, le lycée ne dispose pas, pour l'heure, d'internat. « La ville de Montceau-les-Mines et la communauté urbaine du Creusot-Montceau ont apporté une aide importante au projet, nous n'aurions pas pu envisager de recrutement sinon. Nous allons bénéficier de chambres dans un foyer de jeunes travailleurs ainsi que d'appartements de l'Opac pour des colocations. » Par ailleurs, « l'établissement pourrait rester ouvert jusqu'à 20h30 et proposer un temps d'accompagnement et de soutien après le dîner ».
Le lycée Henri-Carriat compte actuellement 900 élèves, « 800 en pré-bac et 100 étudiants en BTS. Nous devrions à terme dépasser le millier », estime le proviseur.
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Selon le Monde, 77 % des parents se disent favorables à la réforme du lycée de Luc Chatel, si l'on en croit le sondage CSA réalisé, les 6 à 7 janvier, à la demande du ministère de l'éducation nationale.
C'est le système de stages de remise à niveau, offert en alternative au redoublement à des élèves un peu justes dans une ou deux disciplines, qui arrive en tête des innovations avec 94 % d'opinions favorables. Vient, juste après, l'accompagnement personnalisé de deux heures instauré pour tous les élèves de la seconde à la terminale. Une "bonne chose" pour 91 % des parents.
Un des objectifs de la réforme, qui entrera en vigueur en septembre 2010 en classe de seconde, est de rendre possibles les réorientations jusqu'en fin de classe de première, grâce à un large tronc d'enseignements communs aux lycéens de toutes les séries générales. Les parents estiment là à 85 % qu'il s'agit là d'une bonne chose.
En revanche, si l'idée de faire passer à tous les lycéens l'épreuve d'histoire-géographie du baccalauréat à l'issue de la classe de première séduit encore 70 % des parents, le taux de satisfaction tombe à 50 % lorsqu'il s'agit d'évaluer la place que trouvent les enseignements d'histoire-géographie dans le nouveau lycée.
La réforme Chatel instaure 4 heures d'enseignement de cette discipline pour tous les élèves en classe de 1re (les scientifiques n'en ont que 2 heures 30 aujourd'hui) et la passe en option de 2 heures hebdomadaires facultatives en terminale S. Les parents ne sont que 48 % à considérer que c'est une "bonne chose"
Aujourd’hui jeudi 3 décembre se tenait le Conseil National de Vue Lycéenne, (CNVL), conseil consultatif dans lequel siègent trente représentants lycéens de toutes tendances, élus par les Conseils Académiques de Vie Lycéenne (CAVL).
La motion présentée par les élus de l’UNI-Lycée en faveur de la création d’un « Erasmus lycéen » a été adoptée ce matin. L’UNI-Lycée se réjouit de constater l’accueil très favorable qui est fait à sa proposition, puisque celle-ci est plébiscitée par les représentants de la plus haute instance lycéenne élue.
L’adoption de cette motion est de plus un signe que la réforme du Lycée, qui contient notamment un important effort en faveur d’un meilleur apprentissage des langues, va dans le bon sens.
L’UNI-Lycée appelle donc le ministre de l’Education Nationale, Luc CHATEL, à poursuivre la réforme et à même à aller encore plus loin sur ce sujet qui nous tient particulièrement à cœur.