Ces agitateurs professionnels ont osé sʼexprimer « au nom des lycéens ». Cela est honteux de leur part. La grande majorité des lycéens nʼa en effet pas défilé dans la rue en décembre, et la seule légitimité pour sʼexprimer « au nom des lycéens » est celle des élus lycéens, qui ont été désignés par voie démocratique.
Afin dʼéviter que la situation ne sʼenvenime, le ministre de lʼEducation nationale, Xavier DARCOS, a préféré reporter la réforme du lycée, et une concertation élargie et approfondie avec lʼensemble des acteurs de lʼenseignement secondaire.
Pourtant, malgré le report de la réforme du lycée et la volonté quʼelle soit massivement concertée, les syndicats lycéens UNL et FIDL, proches du Parti Socialiste, ont dʼores-et-déjà appeler à plusieurs manifestations, sʼopposant à toute réforme à venir du lycée, quelle quʼelle soit.
Cette posture de la part de lʼUNL et de la FIDL est dʼautant plus regrettable que ces deux syndicats avaient pourtant signé le 2 juillet dernier, aux côtés de Xavier DARCOS et de lʼUNI-Lycée, la feuille de route intitulée « points de convergence sur les objectifs et les principes directeurs de la réforme du lycée ».
Face aux violences et aux blocages incessants, alors quʼune réforme du lycée est plus que jamais nécessaire, lʼUNI-Lycée, qui a tout au long de ces dernières semaines défendu la voie des lycéens qui sʼopposaient aux violences, propose à lʼensemble des élus lycéens de France de signer son appel « contre les violences et les blocages et pour des discussions constructives en faveur dʼune nécessaire réforme du lycée », que nous avons pris lʼinitiative de rédiger aux côtés de la fédération des élus lycéens (FEL).
Nous te proposons ainsi de signer cet appel, qui sera remis à Xavier DARCOS, et qui sera proposé pour diffusion à la presse.