Le collectif « Retraites générations sacrifiées » fera entendre la voix des jeunes pour que leurs intérêts soient respectés
Le gouvernement a lancé, lundi 12 avril, le « rendez-vous 2010 » pour la réforme des retraites. A cette occasion, Eric Woerth, ministre du Travail a reçu les partenaires sociaux pour évoquer avec eux le calendrier de la réforme : discussion jusqu’à fin juin, présentation du projet de loi au conseil des ministres début juillet et inscription à l’ordre du jour du parlement en septembre.
« Les syndicats jouent la montre »
Les syndicats s’en lavent les mains. Égoïstement et cyniquement, ces derniers s’emploient à défendre les intérêts à court terme de leurs adhérents et notamment de ceux qui approchent de l’âge de la retraite, contre l’intérêt des plus jeunes. Les étudiants et les jeunes actifs savent bien qu’en l’absence de mesures énergiques et rapides, ils ne pourront pas bénéficier d’une véritable retraite.
Afin de faire entendre la voix des jeunes, trop souvent marginalisée, dans les débats sur les retraites, le collectif « Retraites, générations sacrifiées », initié par l’UNI, multipliera les actions et les campagnes pour que la prochaine réforme des retraites ne se fasse pas sur le dos des plus jeunes (étudiants, jeunes actifs..).
Un site internet retraitesgenerationssacrifiees.fr a été mis en ligne afin permettre à tous ceux qui le souhaitent de participer à ce débat en faisant entendre leurs inquiétudes, leurs préoccupations mais aussi leurs propositions quant à la réforme des retraites. Ce site développera un discours vérité sur notre système de retraite en donnant la parole à des experts réputés pour leur franc-parler.
Un collectif a dores et déjà été lancé sur Dijon et d’autres sont en projet au Creusot, Chalon sur Saône, Auxerre et bientôt à travers toute la Bourgogne.
doit permettre de viabiliser le système pour les cinquante prochaines années ne doit pas financer les régimes de retraites par des emprunts qui font peser un poids « indu » sur les générations futures ne doit pas pénaliser l’activité économique et la croissance par de nouvelles taxes ou une hausse des cotisations qui pèseraient essentiellement sur les plus jeunes.
La raison ? La Région ne souhaite plus financer ces classes de collège qu'elle estime ne pas relever de sa compétence.
Dans le journal icaunais, on pouvait ainsi lire qu’Elisabeth Morquin, proviseur du lycée Blaise-Pascal à Migennes regrettait « cette fermeture annoncée » dans son établissement.
François Meyroune, le maire (PCF), se disait « révolté ». La raison qu'ils avancent : « La Région ne veut plus payer. » Les pingres !
Le prétexte avancé : les élèves dans ces classes ont moins de 16 ans et doivent être pris en charge par l’Etat. Or, l’apprentissage est de compétence régionale, ce qui justifiait la prise en charge par la Région depuis la fin des années 1980…
En fait, la vraie question, c’est celle de la volonté politique de François Patriat. Veut-on OUI ou NON une région qui soutienne réellement l’apprentissage en Bourgogne, qui rappelons-le, relève de sa compétence ?
Nous vous invitons à découvrir le site www.stop-patriat.com, le premier site sarcastique contre François Patriat.
Six ans après son élection, François Patriat se représente à la tête du Conseil régional de Bourgogne. L’heure du bilan a donc sonnée et ça ne peut plus duré ainsi.
La démocratie n’est saine que si les citoyens votent en toute connaissance de cause. Par ce site, nous voulons que chacun ait conscience de la réalité de la gestion de la région Bourgogne et de sa majorité socialiste.
Vous apprendrez ainsi que les impôts régionaux battent des records d'augmentations (+71%), que la dette s'envole, que le budget régional dérive, que le conseil régional finance des grévistes, que la Bourgogne est classée 22ème région sur 26 (la loose!). Vous vous délecterez des perles, ces dépenses complètement absurdes que la région décide... J'en passe et des meilleurs.
Toutes les informations que vous y découvrirez sont vraies et vérifiables, y compris sur Internet ou en consultant librement les documents administratifs du conseil régional. Seule l’analyse est politique et peut être naturellement objet de débats.
Mais si nous avons travaillé avec rigueur sur un sujet aussi sérieux, nous avons préféré choisir un ton résolument sarcastique et un style volontairement décalé. Après tout, mieux vaut en rire qu’en pleurer.
Rejoignez-nous pour tourner cette page de l’histoire de la Bourgogne. Lors des prochaines élections régionales, dites avec nous : STOP PATRIAT !
Intéressante lecture que celle de l’avis du Conseil Economique et social de BOURGOGNE (CESR) sur le budget 2010 du Conseil régional.
Le Conseil Economique est une assemblée pluraliste composée d’acteurs économiques, sociaux, syndicaux de notre Région. Leur avis ne peut être taxé de partialité, ou de parti pris politique.
Cet avis du CESR sur le budget 2010 de la Région a été adopté par 44 voix contre 6, donc à une majorité écrasante.
Que nous apprend t-il ?
Une diminution significative des investissements de la Région en 2010, qui passeront de 239,5 millions à 191,3 millions.
Une tendance depuis plusieurs années du Conseil Régional de Bourgogne à la dispersion des interventions, le CESR constatant “la nécessité pour le Conseil Régional de se recentrer sur ses compétences obligatoires“, 160,9 millions d’euros demeurant consacrés en 2010 à des compétences non obligatoires, partagées entre 15 politiques différentes, le CESR regrettant que la Région “ne précise pas ses priorités d’intervention”.
Notre Région souffre d’un niveau de qualification des jeunes inférieur à la moyenne nationale, note le CESR, et en parallèle regrette que le Conseil Régional ait choisi de réduire en 2010 les crédits de paiement affectés à la formation professionnelle et à l’apprentissage…
La conclusion de ce rapport est intéressante, elle souligne que le Conseil régional aurait pu faire “un arbitrage plus précis et plus exigeant” dans ses choix pour la Bourgogne.
Ce constat est sévère et pose bien les termes du débat qui s’ouvre pour les Régionales.
Ce débat s’ouvre avec les Bourguignons. Nous vous invitons à contribuer ici à tracer ensemble la Région Bourgogne tournée vers l’avenir que nous voulons.
François SAUVADET investi par la Majorité Présidentielle a ouvert un site très intéressant pour nourrir ce débat : ://www.lesateliersbourguignons.com/