Neuf Français sur dix ont déjà entendu parler des cryptomonnaies, mais combien en détiennent réellement ? Le dernier baromètre de l’adoption des crypto-actifs en France, publié par l’association ADAN avec l’institut Ipsos, apporte des chiffres précis sur un phénomène souvent commenté à coups d’impressions plutôt que de données vérifiées.
Une notoriété quasi totale, une détention encore minoritaire
Selon cette enquête menée auprès de 2 000 Français majeurs, la notoriété des cryptomonnaies atteint 93 % de la population. Un chiffre qui tranche avec le taux réel de détention, estimé à 11 % des adultes. Concrètement, un Français sur dix possède aujourd’hui au moins un actif numérique, loin de l’image d’une pratique de niche mais également loin d’une adoption massive.
Chez les détenteurs, l’allocation moyenne du patrimoine consacrée aux crypto-actifs s’élève à 14 %. Un niveau qui confirme un usage pensé comme un complément à l’épargne classique plutôt qu’un pari isolé : le profil qui se dégage est celui d’un épargnant averti, intégrant prudemment ces actifs à des placements plus traditionnels.
La France en position de rattrapage face à ses voisins européens
La comparaison européenne place la France derrière plusieurs de ses voisins. L’Allemagne affiche un taux de détention de 17 %, les Pays-Bas grimpent à 20 %. Réalisée dans six pays européens (France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni, Belgique), l’étude confirme une dynamique de rattrapage pour l’Hexagone plutôt qu’un décrochage : la notoriété est déjà comparable, seule la conversion en détention effective reste en retrait.
Deux usages émergent particulièrement dans les réponses des personnes interrogées :
- Un intérêt marqué pour les stablecoins indexés sur l’euro, perçus comme une porte d’entrée moins volatile que le bitcoin ou l’ether ;
- Le recours à des solutions bancaires familières (cartes, applications de banques traditionnelles) pour accéder à la finance décentralisée ou effectuer des paiements en actifs numériques, plutôt qu’à des plateformes spécialisées.
Ce que ces chiffres changent concrètement pour les épargnants dijonnais
Cette bascule vers des outils bancaires classiques a une conséquence directe : il n’est plus nécessaire de maîtriser une plateforme d’échange complexe pour détenir des cryptomonnaies. Plusieurs banques et néobanques proposent désormais un accès simplifié, intégré à l’application utilisée au quotidien. Pour un habitant de la région dijonnaise qui s’interroge sur une première allocation, quelques repères pratiques ressortent de cette étude :
- Se renseigner d’abord sur la fiscalité applicable aux plus-values, avant tout achat ;
- Considérer les stablecoins en euro comme une option d’initiation moins exposée aux variations brutales de cours ;
- Ne pas dépasser une part raisonnable de son épargne globale, la moyenne observée chez les détenteurs (14 %) donnant un ordre de grandeur, non une recommandation ;
- Privilégier des solutions régulées, dans un cadre désormais encadré à l’échelle européenne par le règlement MiCA.
Ce baromètre confirme surtout un changement de nature : les cryptomonnaies quittent le registre de la curiosité technologique pour s’installer, doucement, dans les arbitrages d’épargne ordinaires. Pour en savoir plus sur la gestion de son épargne au sens large, notre rubrique Placement – Crédit – Assurance propose d’autres repères, tout comme notre rubrique Economie – Finance pour suivre l’actualité économique locale et nationale. Les lecteurs curieux des évolutions technologiques associées peuvent également consulter notre rubrique High-Tech – Informatique.
Questions fréquentes
Combien de Français possèdent des cryptomonnaies en 2026 ?
Selon le baromètre ADAN-Ipsos 2026, environ 11 % des adultes français détiennent au moins un actif numérique, pour une notoriété du sujet qui atteint 93 % de la population.
La France est-elle en retard sur ses voisins européens ?
Le taux de détention français (11 %) reste inférieur à celui de l’Allemagne (17 %) ou des Pays-Bas (20 %), mais l’étude souligne une dynamique de rattrapage plutôt qu’un décrochage durable.
Faut-il passer par une plateforme spécialisée pour détenir des cryptomonnaies ?
De moins en moins : l’étude montre que de nombreux détenteurs utilisent désormais des solutions bancaires classiques (cartes, applications de banques traditionnelles) pour accéder aux actifs numériques ou aux stablecoins en euro.
Sources
- ADAN — Baromètre 2026 de l’adoption des crypto-actifs en France et en Europe
- Planet Fintech — Baromètre ADAN 2026
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

