La saison 2026 confirme une tendance inquiétante : les feux de forêt ne concernent plus seulement le pourtour méditerranéen. Selon les derniers relevés officiels, environ 115 000 hectares sont déjà partis en fumée en France depuis janvier, un niveau très supérieur à la moyenne des vingt dernières années. Une évolution qui interroge directement les habitants de Bourgogne, région où les massifs forestiers occupent une place importante du territoire.
Un risque qui remonte vers le nord
Longtemps circonscrit aux départements du sud, le danger d’incendie s’étend désormais plus au nord et plus à l’ouest qu’auparavant. Les spécialistes pointent une combinaison de facteurs : des sécheresses plus fréquentes et plus intenses, des plantations de résineux particulièrement inflammables, et une densification de certains massifs liée à l’abandon progressif de terres agricoles. Trois vagues de canicule successives, au printemps et en été 2026, ont asséché la végétation sur une grande partie du pays : au 15 juillet, 99 départements sur 101 étaient concernés par des restrictions d’usage de l’eau.
Cette sécheresse ne déclenche pas les incendies à elle seule, mais elle en amplifie considérablement la portée et la durée une fois qu’ils sont partis. Or, selon les autorités, environ 90 % des départs de feu restent d’origine humaine, volontaire ou accidentelle : mégot mal éteint, barbecue en plein air, étincelle de matériel agricole ou de bricolage.
Ce que la réglementation impose désormais
Face à cette extension géographique du risque, les obligations légales de débroussaillement autour des habitations concernent aujourd’hui 52 départements, contre un nombre plus restreint il y a quelques années. Météo-France publie chaque jour, en période sensible, une carte du danger de feux de forêt consultable par tous, permettant d’adapter ses comportements en fonction du niveau d’alerte local.
- 115 000 hectares brûlés en France depuis le début de l’année 2026, bien au-dessus de la moyenne des vingt dernières années.
- 99 départements sur 101 sous restriction d’eau au 15 juillet 2026.
- 90 % des départs de feu d’origine humaine, donc évitables.
- 52 départements désormais soumis à l’obligation de débroussaillement.
Des gestes simples à l’échelle de chacun
Pour les habitants de la région dijonnaise, plusieurs réflexes limitent concrètement le risque : éviter tout brûlage de déchets verts en période sèche, ne jamais jeter un mégot depuis un véhicule ou en forêt, garer sa voiture loin de la végétation sèche lors d’un pique-nique, et consulter la carte de vigilance avant une sortie en forêt ou en lisière boisée. Le débroussaillement autour des habitations proches d’un massif, quand il est imposé, reste l’une des mesures les plus efficaces pour ralentir la progression d’un feu et protéger les biens.
Les autorités rappellent également qu’un appel rapide au 18 ou au 112 dès l’observation d’un départ de feu, même minime, change souvent l’issue de l’intervention des services de secours.
Questions fréquentes
La Bourgogne est-elle directement concernée par ce risque accru ?
La région n’est pas parmi les plus exposées historiquement, mais l’extension du risque vers le nord et l’ouest du pays invite à la vigilance, notamment lors des épisodes de sécheresse prolongée.
Quels sont les principaux gestes de prévention à connaître ?
Éviter tout brûlage en extérieur par temps sec, ne jamais jeter de mégot en milieu naturel, respecter les obligations de débroussaillement et consulter la carte quotidienne du danger de feux de forêt de Météo-France.
Pourquoi la sécheresse aggrave-t-elle autant le risque d’incendie ?
Elle dessèche la végétation, ce qui facilite à la fois le départ d’un feu et sa propagation rapide, même si l’origine du départ reste dans la grande majorité des cas humaine.
Pour suivre les autres sujets liés à l’environnement local, consultez notre rubrique Ecologie – Environnement, ainsi que nos conseils pratiques dans Astuces et Conseils.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

