Après des années de domination de l’espace totalement ouvert, une nouvelle tendance s’impose dans les intérieurs : le broken floor plan, ou « plan de sol brisé ». Repérée par la presse déco française et confirmée par plusieurs titres spécialisés britanniques et américains, cette approche vient nuancer la cuisine ouverte sur le salon, star incontestée des rénovations depuis vingt ans.
Pourquoi la cuisine 100 % ouverte montre ses limites
Le Journal de la Maison l’observait fin octobre : après des années de « cuisine ouverte » systématique, place à des espaces qui redessinent les frontières du salon sans pour autant refermer les pièces. En cause, les inconvénients bien connus de l’open-space total : bruit de la hotte ou des appareils pendant les repas, odeurs de cuisine qui envahissent le salon, désordre visible depuis le canapé, et un manque d’intimité quand on reçoit.
Le compromis du « broken floor plan »
Les magazines de décoration britanniques comme Livingetc décrivent ce concept comme un équilibre entre vie ouverte et espaces fermés : une manière de garder la convivialité d’un grand volume partagé tout en recréant de vraies « poches » de calme et de séparation. Concrètement, les designers interrogés par la presse anglo-saxonne s’appuient sur quelques outils simples :
- des demi-murs ou des meubles bas qui délimitent sans cloisonner ;
- des cloisons vitrées, qui séparent visuellement tout en laissant circuler la lumière ;
- des changements de niveau de sol, qui marquent une transition entre coin cuisine et coin salon ;
- du mobilier multifonctionnel utilisé comme séparateur d’espace plutôt que contre un mur.
Cette dernière piste rejoint une tendance déjà bien installée dans les intérieurs dijonnais : le mobilier sur mesure et multifonctionnel, qui permet justement de structurer une pièce sans ajouter de cloison fixe.
Des matières qui accompagnent la tendance
Le broken floor plan s’accompagne naturellement d’un choix de matières capable de marquer les zones sans les isoler. Les duels de matières remarqués cet automne, comme celui entre rotin et chrome dans les salons, illustrent bien cette logique : un canapé en matière chaude d’un côté, une touche plus minérale ou métallique de l’autre pour signaler un changement d’usage. Même chose côté couleurs, où les teintes profondes qui redéfinissent la maison servent aussi à distinguer un coin repas d’un coin détente, sans passer par une cloison.
Une tendance qui part des Etats-Unis et gagne la France
Selon la presse américaine, plusieurs architectes d’intérieur interrogés affirment que les « broken floor plans » sont en train de devenir la meilleure disposition pour les cuisines ouvertes en 2026, davantage qu’un simple effet de mode. L’idée séduit parce qu’elle ne demande pas de gros travaux : à la différence d’un retour en arrière vers des pièces totalement fermées, il s’agit surtout de réorganiser l’existant avec du mobilier, un claustra vitré ou une estrade.
Questions fréquentes
Le broken floor plan impose-t-il de gros travaux ?
Non, c’est justement l’un de ses atouts : la plupart des aménagements reposent sur du mobilier, une cloison vitrée amovible ou une simple différence de niveau de sol, sans toucher à la structure du logement.
Cette tendance remplace-t-elle totalement la cuisine ouverte ?
Pas exactement : elle garde l’esprit convivial de l’open-space, mais y ajoute des repères visuels pour limiter le bruit, les odeurs et le désordre qui se propagent jusqu’au salon.
Quels matériaux privilégier pour délimiter les espaces sans cloisonner ?
Le verre, le rotin, les meubles bas ou les claustras en bois sont les plus cités par les designers, car ils marquent une frontière tout en laissant passer la lumière et le regard.
Sources
Le Journal de la Maison —
Livingetc —
Yahoo Shopping / designers interviewés
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

