Avec la sécheresse exceptionnelle qui touche la Côte-d’Or cet été, la faune sauvage souffre autant que les jardins. À une dizaine de kilomètres de Dijon, la commune de Darois a décidé d’agir en installant des points d’eau pour permettre aux animaux sauvages de s’abreuver. Une initiative locale qui rejoint un mouvement national porté par la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), submergée de signalements depuis le début de l’été.
Darois, une commune qui montre l’exemple près de Dijon
Face à des sols asséchés et à des points d’eau naturels de plus en plus rares, la municipalité de Darois a mis en place des abreuvoirs accessibles à la petite faune : hérissons, oiseaux, petits mammifères. L’idée est simple mais efficace : quelques centimètres d’eau dans une coupelle ou une gamelle, renouvelée régulièrement et placée à l’ombre, suffisent à sauver des animaux qui ne peuvent pas parcourir de longues distances pour trouver à boire. La commune espère que d’autres villages du secteur dijonnais suivront cet exemple simple à reproduire dans n’importe quel jardin.
Une mobilisation qui dépasse la seule Côte-d’Or
Le constat dépasse largement l’échelle communale. La LPO a recensé plus de 10 000 sollicitations durant la seule première quinzaine de juillet 2026, entre canicules à répétition, sécheresse et feux de forêt. Un incendie déclaré fin juillet au sud de Dijon a d’ailleurs mobilisé fortement les services de secours, dans un département où la ressource en eau est déjà sous tension. Selon les associations de protection de la biodiversité, cette accumulation d’épisodes extrêmes complique particulièrement la survie des espèces les moins mobiles, en pleine période de reproduction ou d’élevage des jeunes pour certaines d’entre elles.
Des gestes simples à la portée de tous
- Installer une coupelle d’eau peu profonde à l’ombre, avec une pierre ou un bâton pour permettre aux petits animaux de ressortir facilement.
- Renouveler l’eau régulièrement pour éviter la stagnation et limiter les risques sanitaires.
- Éviter de nourrir la faune sauvage, l’eau étant le besoin prioritaire en période de canicule.
- Privilégier des emplacements discrets, à distance des animaux domestiques, pour limiter le stress des visiteurs sauvages.
Ces gestes rejoignent les conseils habituellement partagés pour l’écologie et l’environnement au quotidien, et s’ajoutent aux astuces et conseils déjà utiles pour économiser l’eau dans son propre jardin en période de restriction. De quoi transformer un simple geste de jardinage en un vrai coup de pouce pour la biodiversité locale.
Questions fréquentes
Pourquoi installer un point d’eau pour la faune sauvage est-il utile en ce moment ?
La sécheresse et les canicules successives de l’été 2026 ont asséché une grande partie des points d’eau naturels. Les petits animaux, peu mobiles, peinent à trouver de quoi s’hydrater, ce qui met leur survie en danger.
Quel type de récipient utiliser pour aider les animaux sauvages ?
Une coupelle ou une gamelle peu profonde suffit, à condition d’y placer une pierre ou un bâton permettant aux petits animaux tombés à l’intérieur de ressortir sans se noyer.
Faut-il aussi nourrir les animaux sauvages en période de sécheresse ?
Non, les associations recommandent de se concentrer sur l’eau, qui reste le besoin le plus urgent en période de canicule, plutôt que sur la nourriture.

