Seconde main : Vinted et friperies polluent plus que les boutiques solidaires, révèle une étude

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Seconde main : Vinted et friperies polluent plus que les boutiques solidaires, révèle une étude

Une étude Oxfam/RDC Environnement compare l'empreinte carbone de la seconde main selon les circuits : boutiques solidaires, friperies commerciales et plateformes comme Vinted n'ont pas le même impact.

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La seconde main a longtemps eu l’image d’un geste automatiquement écologique. Une étude publiée le 10 septembre 2026 par Oxfam France, réalisée avec le bureau d’études indépendant RDC Environnement, vient nuancer sérieusement ce réflexe : selon les circuits par lesquels transitent les vêtements d’occasion, l'empreinte carbone peut être jusqu’à cinq fois plus élevée. De quoi reconsidérer certaines habitudes de shopping, à l’heure où la rentrée pousse beaucoup de monde à trier sa garde-robe et à acheter d’occasion.

Une étude qui bouscule l’image écolo de la seconde main

Pour comparer les circuits, RDC Environnement a modélisé le parcours de 5 kilos de vêtements selon trois canaux de revente. Les écarts sont nets :

  • Boutiques solidaires (réseaux associatifs type ressourceries) : 0,6 kg de CO2
  • Friperies commerciales : 2,9 kg de CO2
  • Plateformes de particulier à particulier type Vinted : 3,1 kg de CO2

Autrement dit, donner ou acheter dans une boutique solidaire reste, selon cette modélisation, nettement plus vertueux que de passer par une friperie commerciale ou par une plateforme en ligne, pourtant souvent perçues comme des alternatives « propres » à l’achat de vêtements neufs.

Pourquoi un tel écart entre les circuits

La différence s’explique par l’organisation logistique de chaque filière. Les boutiques solidaires collectent, trient et revendent localement, avec un circuit court qui limite les transports. Les friperies commerciales, elles, importent souvent en masse des balles de vêtements depuis l’étranger, ce qui alourdit fortement le bilan transport. Quant aux plateformes de vente entre particuliers, chaque transaction génère un colis individuel, emballé et expédié séparément, ce qui multiplie les trajets par rapport à un lot collecté en une fois. Ce constat rejoint les débats plus larges sur la régulation du secteur textile : la France impose d’ailleurs déjà une taxe sur les vêtements ultra-fast fashion depuis le 1er septembre 2026, et Bruxelles prépare de son côté un encadrement des allégations écologiques abusives, un sujet proche de celui de l’écoblanchiment dénoncé par la future directive européenne.

Un marché qui a explosé, surtout vers les circuits lucratifs

Le succès de la seconde main ne se dément pas : son chiffre d’affaires est passé de 1,2 milliard d’euros en 2018 à 6 milliards d’euros en 2022, selon les chiffres cités par Oxfam. Mais cette croissance profite d’abord aux circuits marchands : l’ONG estime que six vêtements de seconde main sur dix passent désormais par des plateformes d’échange, des friperies commerciales, des ventes au kilo ou des corners dédiés au sein même des enseignes de fast-fashion, plutôt que par les réseaux associatifs historiques. Un basculement qui change la donne pour qui cherche, comme dans nos conseils pour suivre les tendances sans se ruiner, à concilier petit budget et geste responsable.

Ce que ça change concrètement pour vos achats

Sans renoncer à la seconde main, l’étude invite à regarder d’un peu plus près où l’on achète :

  • Privilégier en priorité les boutiques solidaires locales (Emmaüs, ressourceries, dépôts-ventes associatifs) quand elles existent près de chez soi.
  • Se méfier des friperies commerciales qui importent massivement leurs stocks de l’étranger, même à petits prix.
  • Sur les plateformes entre particuliers, privilégier les vendeurs proches géographiquement pour limiter les trajets, et grouper ses achats plutôt que de multiplier les petits colis.
  • Ne pas confondre seconde main et geste automatiquement vertueux : comme pour le shopping en friperie, tous les circuits ne se valent pas.

Questions fréquentes

Acheter sur Vinted est-il plus polluant qu’en friperie ?

Selon l’étude Oxfam/RDC Environnement, les plateformes type Vinted arrivent même légèrement au-dessus des friperies commerciales sur l'empreinte carbone (3,1 kg de CO2 contre 2,9 kg pour 5 kg de vêtements), en raison du grand nombre de colis individuels expédiés séparément.

Pourquoi les boutiques solidaires ont-elles un si faible impact ?

Elles s’appuient sur une collecte, un tri et une revente organisés localement, avec des circuits courts qui limitent fortement les distances parcourues par les vêtements, contrairement aux friperies commerciales qui importent souvent leurs stocks de l’étranger.

Faut-il arrêter d’acheter en seconde main sur les plateformes en ligne ?

Non : la seconde main reste globalement préférable à l’achat de vêtements neufs. L’étude invite surtout à nuancer l’idée que tous les circuits se valent, et à privilégier quand c’est possible les réseaux associatifs locaux.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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