Jusqu’ici, prendre le train à grande vitesse en France voulait dire une seule option : la SNCF. Cela va changer d’ici deux ans sur la façade atlantique. La jeune entreprise française Velvet vient d’obtenir sa licence d’exploitation ferroviaire, une étape décisive pour devenir le premier concurrent français du TGV sur ses propres lignes à grande vitesse.
Qui est Velvet, et que va-t-elle proposer ?
Fondée en 2024 et dirigée par Rachel Picard, ancienne directrice de Voyages SNCF, la société Velvet a décroché l’autorisation qui lui permet légalement d’exploiter des trains à grande vitesse sur le réseau français. Contrairement à Trenitalia, arrivé en France depuis l’Italie, ou à Renfe, filiale espagnole, Velvet est une entreprise 100 % française à se lancer sur ce marché jusqu’ici réservé à la SNCF.
La compagnie prévoit de desservir les lignes Paris-Bordeaux, Paris-Nantes, Paris-Rennes et Paris-Angers, soit l’ensemble de la façade atlantique. Le premier train Velvet est attendu pour 2028, avec un lancement prioritaire sur l’axe Paris-Bordeaux.
Pourquoi cette licence change la donne
- C’est la première fois qu’une entreprise française obtient le droit de concurrencer directement la SNCF sur ses lignes à grande vitesse historiques.
- Le marché du TGV s’ouvre progressivement depuis l’arrivée de Trenitalia sur l’axe Paris-Lyon puis de Renfe, mais aucun acteur tricolore n’avait encore franchi ce cap.
- Pour les voyageurs, l’enjeu est classique : plus de concurrence signifie potentiellement plus de choix tarifaires et de fréquences sur des lignes jusqu’ici standardisées.
Ce mouvement de libéralisation du rail à grande vitesse rappelle d’autres bouleversements en cours dans les mobilités du quotidien, à l’image du nouveau système de vente des billets SNCF mis en place cette année, qui modifie déjà les habitudes de réservation des voyageurs.
Ce que cela implique concrètement pour les voyageurs
À court terme, rien ne change : la mise en service n’est pas prévue avant 2028, et Velvet doit encore finaliser sa flotte de rames à grande vitesse ainsi que ses accords d’accès aux gares. Mais l’obtention de la licence marque un cap réglementaire important, comparable à ce qu’ont dû obtenir Trenitalia et Renfe avant de pouvoir commercialiser leurs propres billets.
Pour les habitants de Dijon et de sa région, la libéralisation ferroviaire est un sujet suivi de près, alors même que les tarifs du réseau Divia évoluent aussi à la rentrée localement. Plus largement, l’arrivée d’un nouvel acteur sur le rail français s’inscrit dans une transformation plus large des mobilités, entre trains à grande vitesse, réseaux urbains et nouvelles pratiques de déplacement.
Un symbole pour le rail français
Au-delà de l’aspect concurrentiel, ce dossier illustre aussi l’attractivité retrouvée du secteur ferroviaire en France, à l’heure où les gares elles-mêmes deviennent des lieux de vie à part entière : la gare de Dijon accueille par exemple une exposition culturelle gratuite cette rentrée, signe que le rail ne se limite plus au seul transport. Reste à savoir si Velvet tiendra son calendrier : entre commande de matériel roulant, recrutement de personnel et accès aux sillons, deux ans restent un délai serré pour un nouvel entrant sur un marché aussi technique que le transport ferroviaire à grande vitesse.
Questions fréquentes
Quand les premiers trains Velvet circuleront-ils ?
La mise en service est prévue pour 2028, en priorité sur la ligne Paris-Bordeaux, avant une extension vers Nantes, Rennes et Angers.
Velvet est-elle la première concurrente de la SNCF sur le TGV ?
Non, Trenitalia et Renfe circulent déjà sur certaines lignes françaises, mais Velvet est la première entreprise française à obtenir cette licence pour concurrencer directement la SNCF.
Qui dirige Velvet ?
La société est dirigée par Rachel Picard, ancienne directrice de Voyages SNCF, qui a fondé l’entreprise en 2024.
Sources
Presse-citron
Titrespresse (synthèse presse nationale)
Mobilithib
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

