Le téléphone qui sonne en pleine journée pour proposer une isolation à un euro ou un contrat d’assurance miracle : la scène est familière à des millions de Français. Face à cette nuisance persistante, une application française gratuite gagne du terrain en promettant de filtrer l’essentiel des appels indésirables, à l’heure où le dispositif public censé protéger les consommateurs montre ses limites.
L’application, baptisée Saracroche, a été développée par un ingénieur toulousain, Camille Bouvat, disponible aussi bien sur iOS que sur Android. Elle revendique aujourd’hui environ 16 millions de numéros bloqués et rassemble près de 600 000 utilisateurs actifs à travers le pays.
Comment fonctionne le filtrage des appels
Le principe repose sur une base de données mise à jour quotidiennement, qui croise plusieurs sources : les listes officielles de numérotation de l’ARCEP, le régulateur des télécoms, et les signalements remontés par la communauté d’utilisateurs. Contrairement à d’autres solutions, l’application fonctionne hors ligne une fois la base téléchargée, sans impact notable sur la batterie, et ne collecte ni ne revend aucune donnée personnelle. Son financement repose uniquement sur les dons, sans publicité ni abonnement.
Une mise à jour récente a par ailleurs étendu le filtrage aux SMS, pour bloquer les tentatives de phishing et les faux messages de colis en attente de livraison, deux arnaques particulièrement répandues ces derniers mois.
Bloctel, le dispositif public à bout de souffle
Le succès de ce type d’outil s’explique en partie par l’essoufflement du dispositif public Bloctel, la liste d’opposition au démarchage téléphonique gérée par l’État. De nombreux professionnels continuent d’appeler des numéros pourtant inscrits sur cette liste, faute de sanctions suffisamment dissuasives. Les secteurs les plus concernés restent constants : la rénovation énergétique et les aides comme MaPrimeRénov’, l’assurance emprunteur, ou encore les prétendus diagnostics gratuits proposés à des particuliers qui n’ont rien demandé.
Ce contexte pousse aussi à la vigilance sur les vrais interlocuteurs : un artisan réellement certifié RGE ne démarche quasiment jamais par téléphone à froid, un réflexe utile pour distinguer une offre sérieuse d’une tentative d’arnaque.
Une limite structurelle assumée
L’outil n’est pas infaillible. Un numéro jamais signalé par la communauté et absent des listes officielles peut encore passer entre les mailles du filtre. L’efficacité du système dépend donc directement du nombre d’utilisateurs actifs et de leur participation aux signalements : plus la communauté grandit, plus la base se densifie.
- Vérifier que l’application est bien à jour pour bénéficier de la base la plus récente.
- Signaler systématiquement un numéro suspect après un appel indésirable.
- Rester inscrit sur Bloctel en complément, certains professionnels respectant encore la liste.
- Ne jamais communiquer de coordonnées bancaires ou de données personnelles à un appelant non identifié.
Questions fréquentes
L’application est-elle vraiment gratuite ?
Oui, elle est intégralement gratuite, sans publicité ni abonnement caché. Son développeur la finance grâce aux dons volontaires des utilisateurs.
Fonctionne-t-elle aussi bien que Bloctel ?
Elle vise un objectif différent : plutôt que d’imposer une interdiction légale aux entreprises, elle bloque techniquement l’appel sur le téléphone. Dans les faits, de nombreux utilisateurs la jugent plus efficace au quotidien que l’inscription sur Bloctel seule.
Que faire si un numéro non bloqué appelle quand même ?
Il suffit de signaler le numéro directement depuis l’application après l’appel : il sera intégré à la base communautaire et bloqué pour l’ensemble des utilisateurs dès la mise à jour suivante.
Sources
Presse-citron —
Comment Économiser —
Bloctel, le site officiel
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

