COP 26 : les grandes lignes du pacte de Glasgow

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La COP26 a duré deux semaines et a réuni près de 200 nations. Pour la majorité, le résultat de cette conférence de l’ONU sur le climat est décevant. Les dirigeants hésitent à prendre de vrais engagements alors qu’il est très primordial de baisser rapidement les émissions de gaz à effet de serre. Que retenir concrètement de la COP 26 ?

Réduction de l’utilisation des énergies fossiles

Bien que décevant, la COP 26 a apportée de nouvelles avancées dans la lutte contre le changement climatique. Les impacts de l’exploitation des énergies fossiles sont désormais clairement remis en cause. En effet, les mots « gaz », « pétroles », « charbons » et même « énergies fossiles » ne figuraient pas dans l’accord de Paris. Or, ce sont les principales sources de pollutions.

Le projet de texte visait une suppression de l’utilisation du charbon. Mais, les revendications de l’Arabie Saoudite, de l’Inde et de la Chine ont poussé plutôt à adopter un projet de « réduction de l’utilisation du charbon ».

Le texte adopté prône donc une baisse des recours aux charbons et un faible financement dans les projets d’exploitations d’énergies fossiles. Plusieurs pays se sont engagés à mener des actions pour atteindre la neutralité carbone, même s’ils ne sont pas unanimes sur les délais à accorder. Il s’agit en tout de 40 pays. On regrette l’absence de l’Australie qui est pourtant le deuxième exportateur mondial de charbon thermique.

Les États-Unis et la Chine prennent un engagement commun

Les États-Unis et la Chine sont les plus grands pays pollueurs du monde. Ces deux nations se sont engagées à mener « des actions climatiques renforcées ». L’accord commun fait également mention de quelques promesses relatives à la décarbonatation, les émissions de méthane et l’adoption progressive des énergies vertes.

Les actions commencent dans la « décennie critique des années 2020 ». D’après Xie Zhenhua, principal négociateur chinois, il y a « plus d’accords entre la Chine et les États-Unis que de divergences ». De l’autre côté, l’envoyé spécial des États-Unis, John Kerry affirme que cet accord est comparable à « un impératif de coopération ».

La notion de « pertes et préjudices »

En 1992, la convention de l’ONU sur les changements climatiques avait deux socles. Il s’agit de l’adaptation des plus pauvres aux conséquences futures des changements climatiques et la réduction des gaz à effet de serre. Cependant, les dégâts liés au changement climatique sont plus d’actualités.

Ainsi donc, il y a des catastrophes que les plus vulnérables ne sauraient éviter. Face à cette situation, les notions de « pertes et de préjudices » ont considérablement évolué. Les pays en développement doivent s’adapter aux changements, mais ne réussissent pas. Dans ce cas, ils doivent gérer les risques et les préjudices.

En 2013, un système financier a été mis en place pour régler cette question. Mais, elle fut inefficace. À la COP 26, les pays en développement ont demandé une réorganisation de cette disposition, mais rien n’y fit. Leurs revendications furent bloquées par plusieurs pays qui craignent les implications juridiques d’un tel accord. Pour l’instant, il faudra s’en tenir au dialogue jusqu’en 2024.

Baisse des émissions de méthane

Le méthane est l’un des gaz responsables du changement climatique. La grande partie de méthane est issue des déchets, de l’élevage, de l’agriculture, et des énergies fossiles. De nombreux pays se sont engagés à réduire ces émissions. Il s’agit en tout de 80 pays, dont les États-Unis et l’Union européenne.

La lutte contre la déforestation

La préservation des forêts est importante pour maintenir le réchauffement climatique à moins de 2 °C. Elles sont « essentielles à notre survie » ; a déclaré Boris Johnson, Premier ministre britannique. D’ici à 2030, près de 100 nations prennent l’engagement de « stopper et inverser la déforestation ».

Les nations qui ont pris cet engagement représentent 85 % des forêts mondiales. Il s’agit notamment de la République Démocratique du Congo, du Canada, de la Russie et du Brésil. Les actions dans ce sens seront soutenues par des investissements privés et publics évalués à 16,41 milliards d’euros.

« Nous nous engageons à éliminer la déforestation illégale d’ici 2030. (…) “Les forêts sont importantes pour moi, car elles couvrent plus de 60 % de mon pays”, a déclaré le président du Brésil, Jair Bolsonaro.

 

 

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