L’été 2026 met les structures de protection animale sous forte pression en Bourgogne-Franche-Comté. Entre abandons en hausse, refuges saturés et durcissement de la réglementation sur la vente d’animaux en animalerie, le sujet concerne directement les habitants de Dijon et de sa région, qu’ils soient déjà propriétaires d’un animal ou qu’ils envisagent une adoption.
Les abandons en nette augmentation cet été
Selon les chiffres communiqués début août 2026 par la Fondation 30 Millions d’Amis, les abandons d’animaux ont progressé d’environ 10 % cette saison estivale par rapport aux années précédentes. Face à cette pression, la fondation a débloqué une aide financière et alimentaire renforcée de 2,4 millions d’euros au niveau national, dont une partie profite directement à vingt refuges indépendants de Bourgogne-Franche-Comté, de Dijon à Gueugnon, en passant par Gray, Saint-Éloi dans la Nièvre, Pontarlier ou Belfort. Ces structures assurent au quotidien les soins, la nourriture et le suivi vétérinaire des animaux abandonnés, souvent avec des moyens limités.
Un nouveau décret pour encadrer les animaleries
Sur le plan réglementaire, un décret entré en vigueur le 5 août 2026 crée des sanctions pénales explicites, jusqu’alors manquantes, pour deux pratiques déjà interdites par le Code rural : la cession de chats ou de chiens en animalerie, à titre onéreux ou gratuit, et l’exposition d’animaux visibles depuis la voie publique. Ces infractions sont désormais passibles d’une contravention de 5e classe, pouvant atteindre 1 500 euros. Une exception est toutefois prévue pour les journées d’adoption organisées en animalerie par des associations, à condition que des bénévoles de ces structures soient présents pour encadrer la présentation des animaux.
La chaleur, un risque supplémentaire pour les animaux
Les épisodes de fortes chaleurs observés cet été rappellent aussi les risques spécifiques que la canicule fait peser sur les animaux de compagnie : déshydratation, coup de chaleur ou brûlures des coussinets figurent parmi les motifs fréquents de consultation vétérinaire en période estivale. Plusieurs parcs animaliers ont d’ailleurs adapté leurs installations (points d’eau supplémentaires, zones d’ombre, adaptation des horaires de visite) pour protéger les animaux qu’ils hébergent.
- Toujours laisser de l’eau fraîche à disposition, y compris lors des trajets en voiture.
- Éviter les sorties aux heures les plus chaudes de la journée, en particulier sur bitume.
- Ne jamais laisser un animal seul dans un véhicule, même quelques minutes.
- Surveiller les signes d’alerte (halètement excessif, léthargie, gencives très rouges) et consulter rapidement un vétérinaire en cas de doute.
Comment aider localement
Pour les habitants de la région dijonnaise qui souhaitent agir, plusieurs leviers existent : le don ponctuel ou régulier aux refuges locaux, le bénévolat, la famille d’accueil temporaire pour désengorger les structures, ou encore l’adoption plutôt que l’achat, notamment lors des journées dédiées désormais mieux encadrées par la loi. Pour connaître les obligations précises applicables aux professionnels et particuliers, notre rubrique Droit – Juridique détaille régulièrement les nouveaux textes réglementaires. Les gestes pratiques du quotidien, eux, sont régulièrement abordés dans notre rubrique Astuces et Conseils.
Questions fréquentes
Pourquoi les abandons d’animaux augmentent-ils en été ?
Les départs en vacances, les contraintes de logement ou de transport et parfois une adoption mal préparée en amont figurent parmi les causes récurrentes observées chaque année à cette période, un phénomène que la Fondation 30 Millions d’Amis constate de nouveau en 2026 avec une hausse d’environ 10 %.
Le nouveau décret change-t-il quelque chose pour les particuliers ?
Il vise avant tout les animaleries et professionnels de la vente d’animaux, en créant des sanctions financières pour des pratiques déjà interdites. Les particuliers restent en revanche toujours incités à privilégier l’adoption en refuge ou lors de journées dédiées encadrées par des associations.
Comment savoir si un animal souffre de la chaleur ?
Un halètement excessif, une grande fatigue, un manque d’appétit ou des gencives anormalement rouges sont des signes à surveiller. En cas de doute, mieux vaut consulter rapidement un vétérinaire plutôt que d’attendre.
Sources
- ICI Bourgogne-Franche-Comté — La Fondation 30 Millions d’Amis aide 20 refuges indépendants
- Service-public.gouv.fr — Nouvelles sanctions pour les établissements de vente d’animaux de compagnie
- Ouest-France — Face à la canicule, les parcs animaliers déploient des solutions
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

