Avec 102 millions de visiteurs internationaux accueillis en 2025, la France reste, et de loin, la première destination touristique mondiale en nombre d’arrivées. Pourtant, selon le dernier classement mondial du tourisme 2026 publié par le Forum économique mondial, elle ne pointe qu’à la cinquième place dès qu’on regarde la qualité de son offre. Un paradoxe qui a de quoi intéresser les territoires touristiques comme la Bourgogne, où l’enjeu n’est plus seulement d’attirer du monde, mais de mieux répartir et mieux accueillir les visiteurs.
Un indice qui ne mesure pas la même chose que la fréquentation
Le Travel & Tourism Development Index (TTDI) du Forum économique mondial ne classe pas les pays selon leur nombre de touristes, mais selon la robustesse de leur écosystème touristique. Dix-sept piliers sont passés au crible : sécurité, infrastructures de transport, compétitivité des prix, richesse culturelle, durabilité ou encore répartition géographique des flux de visiteurs. Sur ces critères, la France obtient un score de 5,17 et se classe cinquième, derrière le Japon, les États-Unis, l’Espagne et l’Australie.
Pourquoi la France recule malgré son statut de leader
Ce décalage s’explique largement par la concentration des flux touristiques sur un nombre restreint de destinations emblématiques – Paris, la Côte d’Azur, quelques grands sites patrimoniaux – alors que d’autres pays mieux classés parviennent à répartir plus largement leurs visiteurs sur l’ensemble de leur territoire. C’est précisément ce critère de répartition géographique des flux qui pèse sur la note française.
- Des infrastructures de transport jugées performantes, mais inégalement réparties sur le territoire
- Une offre culturelle très riche, concentrée sur un nombre limité de destinations phares
- Une pression touristique forte sur certains sites, pendant que d’autres régions restent sous-fréquentées
- Une compétitivité des prix jugée moins favorable que celle de l’Espagne ou du Japon
Une opportunité pour les destinations régionales comme la Bourgogne
Ce constat rejoint une tendance déjà observée cet été : une partie croissante des voyageurs français cherche à sortir des sentiers battus, comme le montrait le rééquilibrage entre la Bretagne et la Côte d’Azur observé dans les habitudes de vacances. La Bourgogne, avec son patrimoine viticole et ses villages, a justement tout à gagner d’une meilleure répartition des flux touristiques à l’échelle nationale. Dijon en a d’ailleurs bénéficié cet été, porté par une clientèle internationale en hausse, et la dynamique s’est confirmée à la rentrée, alors que septembre s’impose désormais comme un mois fort pour le tourisme en France.
Ce que ce classement change concrètement
Pour les professionnels du secteur, ce classement n’a rien d’anecdotique : il sert de référence aux investisseurs et aux institutions internationales pour orienter leurs priorités. Une meilleure note sur la répartition des flux ou la durabilité peut, à terme, peser sur les choix de financement d’infrastructures touristiques dans les territoires les moins visités – une bonne nouvelle potentielle pour des destinations comme la Côte-d’Or, à condition que les collectivités locales s’en saisissent.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le TTDI du Forum économique mondial ?
Le Travel & Tourism Development Index est un classement établi par le Forum économique mondial qui évalue, pour 110 économies, la qualité et la durabilité de l’écosystème touristique à partir de 17 critères, et non le simple nombre de visiteurs accueillis.
Pourquoi la France n’est-elle que cinquième malgré 102 millions de visiteurs ?
Parce que ce classement ne récompense pas la fréquentation, mais la qualité des infrastructures, la sécurité, la compétitivité des prix et surtout la répartition géographique des flux touristiques, un point sur lequel la France est pénalisée par la concentration sur quelques destinations phares.
Quels pays devancent la France dans ce classement ?
Le Japon occupe la première place, suivi des États-Unis, de l’Espagne et de l’Australie. La France complète ce top 5 mondial du TTDI 2026.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

