Longtemps considéré comme une simple queue de saison, septembre s’impose désormais comme le mois le plus dynamique du tourisme en France. Selon une étude portant sur plus de 300 000 réservations hôtelières, les nuitées de septembre 2026 affichent la plus forte progression de tout l’été, devançant nettement juillet et août. Un basculement qui change la donne pour les voyageurs, y compris ceux qui organisent une escapade au départ de la Côte-d’Or.
Une hausse de réservation inédite en septembre
D’après les données de la plateforme de gestion hôtelière SiteMinder, relayées par plusieurs médias spécialisés, les réservations françaises pour le mois de septembre ont bondi de +18,7 % par rapport à 2025, un record sur l’ensemble de la saison estivale. Fait notable : c’est aussi le seul mois où le tarif moyen par nuit repart à la hausse, avec +2,9 %, pour s’établir à 292,61 € par nuit en moyenne nationale. La France se classe ainsi juste derrière la Suisse (+29,8 %) parmi les pays européens qui profitent le plus de cet engouement pour l’arrière-saison.
Selon Killian Defois, directeur France de SiteMinder, ce report de vacances s’explique par la recherche d’une période jugée plus agréable, avec des destinations moins saturées et une météo souvent plus clémente qu’en plein cœur de l’été. Les voyageurs, dit-il, organisent aussi leurs séjours avec davantage de souplesse, ajustant leurs plans « selon les prix, la météo ou les opportunités ».
Des séjours plus longs et plus internationaux
Autre enseignement de l’étude : la durée moyenne des séjours en France a progressé de 1,7 % pour atteindre 2,41 nuits, la plus forte hausse enregistrée en Europe. Les réservations internationales représentent désormais 73,4 % des nuitées françaises, contre 72,2 % un an plus tôt, confirmant l’attractivité du pays auprès des visiteurs étrangers. Le ministre du Tourisme, Serge Papin, a d’ailleurs qualifié l’été 2026 de « plutôt satisfaisant » pour la France, porté justement par cette clientèle internationale.
Revers de la médaille : le taux d’annulation grimpe lui aussi, passant de 18,9 % à 19,8 %, signe d’une clientèle qui réserve tout en gardant une marge de manœuvre plus importante qu’auparavant. La fenêtre moyenne de réservation reste quant à elle stable, autour de 142 jours à l’avance.
Ce que cela change pour les voyageurs dijonnais
Pour les habitants de Dijon et de la Côte-d’Or qui envisagent une escapade avant l’hiver, ce mouvement se traduit concrètement par :
- Des tarifs encore compétitifs sur certaines destinations, à condition de réserver tôt.
- Une fréquentation touristique allégée par rapport au pic estival, plus propice à la découverte.
- Un climat encore favorable dans de nombreuses régions françaises, du littoral aux massifs montagneux.
- Une concurrence accrue sur les hébergements les plus prisés, la demande de septembre progressant plus vite que l’offre.
Beaucoup de Bourguignons avaient déjà anticipé ce type d’arbitrage cet été : comme le montrait un précédent article sur les nouvelles habitudes de vacances des Français, la recherche de fraîcheur et de destinations moins saturées n’est plus une exception mais une tendance de fond. Elle rejoint aussi les préoccupations budgétaires évoquées dans notre enquête sur les renoncements aux vacances observés cet été.
Dijon, une escale possible pour l’arrière-saison
Ce report vers septembre profite aussi aux destinations urbaines de taille moyenne comme Dijon, qui multiplie les occasions de visite en cette période : les Journées européennes du patrimoine ouvrent par exemple des lieux habituellement fermés au public, un argument supplémentaire pour prolonger un déplacement dans la région à cette période de l’année. Plus largement, la catégorie Tourisme – Voyage du site continuera de suivre ces évolutions qui redessinent le calendrier des vacances des Français.
Questions fréquentes
Pourquoi septembre attire-t-il davantage les voyageurs en 2026 ?
Les tarifs restent compétitifs par rapport au pic estival, la météo est souvent plus clémente et les destinations moins fréquentées, ce qui pousse de plus en plus de Français et d’Européens à décaler leurs vacances.
Les prix sont-ils plus élevés qu’en été ?
Le tarif moyen par nuit a légèrement augmenté en septembre (+2,9 %), en raison de la forte demande, mais il reste globalement inférieur aux pics de juillet-août sur de nombreuses destinations.
Cette tendance concerne-t-elle uniquement les grandes villes touristiques ?
Non : le littoral de la Manche, la Bretagne et les massifs montagneux profitent aussi de cet engouement, tout comme des destinations urbaines de taille moyenne qui multiplient les animations à l’arrière-saison.
Sources
- TendanceHotellerie – Analyse SiteMinder vacances été 2026
- Presse Agence – Septembre, nouveau mois phare du tourisme
- L’Echo Touristique – Déclaration du ministre Serge Papin
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

