Les soldes d’été 2026 se sont achevés le 21 juillet, après quatre semaines de promotions lancées le 24 juin. Mais derrière les vitrines barrées de pourcentages, quelque chose a changé dans les paniers des Français, et donc des Dijonnais. Pour la première fois depuis longtemps, la mode n’est plus la première dépense de la période. Vêtements et chaussures cèdent la vedette à l’électroménager, tandis que la seconde main confirme sa place de nouveau réflexe d’achat. Décryptage d’un été qui en dit long sur nos habitudes de consommation.
La mode détrônée : ce que révèlent les tickets de caisse
Le constat surprend, mais il est corroboré par plusieurs études relayées dans la presse économique : cet été, l’électroménager est passé devant la mode. En valeur, le gros et le petit électroménager auraient concentré près de 30 % des ventes soldées, devant les chaussures (environ 12 %) et les vêtements, qui ne pèseraient plus qu’autour de 7 %.
L’explication tient en partie à la météo. La vague de chaleur exceptionnelle de juin, avec des pointes dépassant les 40 °C dans plusieurs départements, a dopé la demande de ventilateurs, de climatiseurs mobiles et de réfrigérateurs de remplacement. Résultat : les arbitrages se sont faits au profit de l’utile plutôt que du plaisir vestimentaire.
Des consommateurs plus nombreux, mais plus prudents
Le paradoxe de ces soldes, c’est un regain d’intérêt sur fond de prudence budgétaire. D’après un sondage YouGov, 60 % des Français comptaient profiter des soldes, contre 52 % un an plus tôt. Le budget moyen annoncé grimpait autour de 357 euros, en hausse sensible sur 2025. Mais cette enveloppe cache de vrais arbitrages : selon l’Observatoire Cetelem, près d’un Français sur deux estime son pouvoir d’achat en baisse sur douze mois, et la « bonne affaire » est plus que jamais vécue comme une fierté.
Autre évolution notable, le magasin physique recule sans disparaître :
- 72 % des consommateurs prévoyaient encore de se rendre en boutique, contre 83 % en 2025.
- Un tiers envisageait de passer par des sites e-commerce, 30 % d’acheter directement auprès des marques.
- Les ventes privées, marketplaces internationales et réseaux sociaux se partagent le reste, surtout chez les plus jeunes.
Pour comparer les remises et éviter les faux rabais, un détour par les bons plans du commerce en ligne reste le réflexe le plus efficace.
La seconde main, grande gagnante de l’été
La tendance de fond, elle, ne se dément pas : le textile d’occasion progresse deux fois plus vite que le neuf. En France, le marché de la seconde main est estimé à plus de 4,6 milliards d’euros en 2025, et la mode y représenterait près de 40 % des transactions selon la CCI Paris Île-de-France. Friperies, dépôts-ventes et plateformes en ligne captent désormais une part croissante du budget habillement, en particulier chez les 18-24 ans.
Cette bascule s’inscrit dans un mouvement plus large de consommation raisonnée. Acheter d’occasion, réparer, revendre : autant de gestes qui rejoignent une logique de consommation plus durable, tout en préservant le pouvoir d’achat. À noter enfin une évolution réglementaire : l’interdiction progressive de détruire les invendus textiles, portée par la loi anti-gaspillage, pourrait à terme peser sur les stratégies de prix des enseignes.
Bien acheter en soldes : les repères qui restent valables
- Vérifier le prix de référence barré : une vraie remise se calcule sur le prix pratiqué avant l’opération.
- Comparer neuf et occasion pour un même article avant de valider le panier.
- Garder à l’esprit que les garanties légales s’appliquent aussi aux articles soldés.
Questions fréquentes
Quand ont eu lieu les soldes d’été 2026 ?
Dans la grande majorité des départements, les soldes d’été 2026 se sont déroulés du mercredi 24 juin au mardi 21 juillet 2026 inclus, soit quatre semaines de promotions encadrées par la loi.
Pourquoi l’électroménager a-t-il dépassé la mode cette année ?
La canicule de juin a fortement stimulé les achats d’appareils de rafraîchissement (ventilateurs, climatiseurs mobiles) et de remplacement, au moment où les consommateurs arbitraient davantage leurs dépenses au détriment du vestimentaire.
La seconde main est-elle vraiment plus avantageuse ?
Sur le plan financier, elle permet souvent de payer un vêtement de marque bien moins cher que le neuf soldé. Elle répond aussi à une attente écologique. La vigilance reste de mise sur l’état réel des articles et les frais annexes des plateformes.

