À la rentrée, de nombreux Dijonnais vont découvrir un montant sensiblement plus élevé sur leur avis d’échéance d’assurance habitation. Après des hausses déjà marquées fin 2025, les tarifs poursuivent leur envolée en 2026, bien au-delà des prévisions initiales des assureurs.
Une hausse deux fois plus forte que prévu
Fin 2025, les compagnies annonçaient des revalorisations comprises entre 7 % et 8 %. Dans les faits, la facture grimpe plutôt de 10 % à 15 % selon les assureurs et le profil du logement. Concrètement, la prime annuelle moyenne passe de 167 à 182 euros, soit 15 euros de plus par foyer et par an. Un chiffre qui peut sembler modeste en apparence, mais qui s’ajoute à plusieurs années consécutives de hausses.
Une partie de cette augmentation provient de la surprime catastrophes naturelles, prélevée sur tous les contrats pour financer le régime d’indemnisation. Revalorisée depuis le 1er janvier 2025, elle est passée de 12 % à 20 % du montant de la cotisation, ce qui représente en moyenne 17 euros supplémentaires par an et par assuré.
Le climat, premier facteur d’augmentation
Les assureurs le confirment : la multiplication des sécheresses, inondations et tempêtes est désormais la première cause de la hausse des primes, devant l’inflation du coût des matériaux et de la main-d’œuvre du bâtiment. En 2025, 4,6 millions de sinistres ont été indemnisés en France, pour un montant total de 8 milliards d’euros.
Ces tensions climatiques se traduisent par de fortes disparités régionales. Dans les Hauts-de-France, la prime moyenne bondit de 15 % (de 175 à 200 euros), en Provence-Alpes-Côte d’Azur de 13 % (de 171 à 193 euros), et en Nouvelle-Aquitaine de 11 % (de 188 à 208 euros). Au global, l’écart de tarif entre les régions les moins exposées, comme la Normandie, et les plus touchées, comme le pourtour méditerranéen, dépasse désormais 30 %.
Comment limiter l’impact sur son budget
Face à cette tendance durable, plusieurs leviers permettent de contenir la facture sans renoncer à une couverture adaptée :
- Comparer les offres chaque année à l’échéance plutôt que de renouveler automatiquement son contrat ;
- Ajuster les franchises et les plafonds de garantie au profil réel du logement ;
- Regrouper assurance habitation, auto et santé chez un même assureur pour bénéficier de remises ;
- Réduire l’exposition aux risques (entretien de la toiture, dispositifs anti-dégâts des eaux) qui peut jouer sur le bonus du contrat.
Pour les ménages qui envisagent un achat immobilier, ce paramètre s’ajoute désormais aux autres charges à anticiper, aux côtés du marché de la construction et de l’immobilier local. Plus largement, ces arbitrages budgétaires rejoignent les préoccupations abordées dans notre rubrique Économie – Finance, ainsi que nos astuces et conseils pour optimiser son budget au quotidien.
Questions fréquentes
Pourquoi l’assurance habitation augmente-t-elle autant en 2026 ?
La hausse s’explique principalement par la multiplication des événements climatiques (sécheresse, inondations, tempêtes), qui alourdit les indemnisations, ainsi que par la revalorisation de la surprime catastrophes naturelles et le coût croissant des matériaux de construction.
Toutes les régions sont-elles concernées de la même façon ?
Non. Les hausses varient fortement selon l’exposition aux risques climatiques : elles sont plus marquées dans les Hauts-de-France, en Provence-Alpes-Côte d’Azur ou en Nouvelle-Aquitaine que dans des régions moins exposées comme la Normandie, avec un écart qui dépasse 30 % entre les deux extrêmes.
Comment réduire sa prime sans perdre en couverture ?
Comparer les offres à chaque échéance, ajuster les franchises à son profil réel, regrouper ses contrats chez un même assureur et limiter les risques dans le logement (entretien, dispositifs de prévention) permettent de limiter la hausse sans renoncer aux garanties essentielles.

