Les vaccins Moderna et Pfizer amplifient le risque de péricardite et de myocardite

Related

Quelles sont les spécificités d’un compte bancaire pro ?

Pour assurer une meilleure gestion des activités, il est...

Quel est le principe de base du dropshipping ?

Ce n’est plus nouveau, l’e-commerce fait actuellement bel et...

Comment suivre une formation d’écoconduite ?

La nature a besoin d’être préservée par tous les...

Qui contacter en cas de canalisation bouchée ?

Personne n’est à l’abri de canalisations bouchées, que ce...

Share

Une étude française a révélé les risques d’une myocardite ou d’une péricardite à la suite de l’injection de Pfizer ou de Moderna. Les chiffres sont peu effrayants et les chercheurs ne remettent pas en cause le rapport risque/bénéfice de ces vaccins.

Que retenir des résultats de cette étude ?

Le lundi 8 novembre 2021, les résultats d’une étude française sur les conséquences de l’injection du vaccin Moderna et Pfizer ont été révélés. Le rapport explique que les risques de péricardite et de myocardite sont multipliés chez les personnes ayant reçu l’un de ces vaccins. Le rapport parle toutefois d’un risque « peu fréquent ». Ces risques sont plus importants chez les jeunes hommes et dans la semaine qui suit la prise du vaccin.

Pour leur étude, les chercheurs se sont intéressés aux personnes souffrantes dont les âges sont compris entre 12 ans et 50 ans. Ceux-ci ont été hospitalisés entre le 15 mai 2021 et le 30 août 2021 à cause des problèmes de péricardite ou de myocardite, après l’injection de vaccin. Au cours de cette période, ils ont recensé 917 cas de péricardite et 919 cas de myocardite. La majorité de personnes souffrantes de myocardite (60 %) et 36 % des personnes souffrant de péricardites n’ont pas encore 30 ans.

Les travaux de recherches ont été dirigés par le groupement Epi-Phare. Ce dernier affirme que ces résultats ne « remettent pas en cause le rapport bénéfice/risque » de ces deux vaccins. Le vaccin Moderna et le vaccin Pfizer sont des vaccins à ARN messager. Ce sont les plus utilisés en France à l’heure actuelle.

Les vaccins sont-ils véritablement la cause de ces inflammations ?

Afin de mener à bien les travaux, les chercheurs ont associé 10 témoins à chaque patient en considérant plusieurs paramètres dont : le département, l’âge et le sexe. Ces données ainsi recensées ont fait l’objet d’un croisement avec celles des personnes qui ont reçu les vaccins contre le coronavirus.

Selon les résultats, le vaccin Moderna ou Pfizer a été injecté à 23 % des personnes atteintes de péricardites et 33 % des personnes atteintes de myocardites. C’est ainsi que furent étudiés les effets du vaccin. Après l’injection, les hommes ayant entre 12 ans et 29 ans étaient plus prédisposés à l’un de ces maux.

Les résultats révèlent également que 131,6 cas et 26,7 cas de myocardite sont respectivement relatifs à l’injection du vaccin Moderna et Pfizer. Il s’agit là d’un cas de myocardite pour 7 600 doses du vaccin Moderna, et d’un cas de la même inflammation pour 37 500 doses de Pfizer. Chez les femmes ayant moins de 30 ans et les hommes ayant plus de 30 ans, les risques sont moins élevés.

Selon le responsable de l’étude, Mahmoud Zureilk, « le fait que ces excès de cas surviennent très rapidement (après injection) permet, entre autres arguments, d’attribuer ce risque au vaccin, car ça ne peut pas être dû au hasard ».

Faut-il s’inquiéter ?

Jusque-là, aucun décès dû à l’une de ces inflammations n’a été enregistré. Tous les patients s’en sont bien sorti et la durée des hospitalisations était généralement comprise entre 2 et 4 jours. En outre, les cas de myocardite ou de péricardite sont très faibles comparés aux nombres de doses administrées. D’après Mahmoud Zureik, « le risque existe, mais la balance bénéfice/risque reste favorable vu que les vaccins sont efficaces à 90 % contre les formes graves, même chez les jeunes ».

Les conclusions de cette nouvelle étude viennent confirmer les alertes de l’Agence nationale de sécurité du médicament. L’un des rapports estimait qu’il y a 13,9 cas de myocardite pour 100 000 vaccins chez les hommes âgés de 18 ans à 24 ans. Par contre, on dénombre 7 cas pour 100 000 injections chez ceux qui ont entre 25 ans et 29 ans.

 

 

spot_img