La santé mentale au travail s’améliore doucement en France, mais reste un sujet de préoccupation majeur pour des millions de salariés. Selon le dernier baromètre annuel consacré au sujet, 22 % des actifs français déclarent être en mauvaise santé mentale en 2026 — soit près de six millions de personnes. Un chiffre en recul de trois points par rapport à l’année précédente, qui reste toutefois loin du niveau observé avant la pandémie, estimé entre 16 et 18 %.
Une amélioration réelle, mais fragile
Derrière la moyenne nationale, les écarts restent marqués. Les femmes affichent un taux de bonne santé mentale de 74 %, contre 80 % chez les hommes, même si leur progression est plus rapide : cinq points de mieux en un an, contre deux points pour les hommes. Les secteurs évoluent eux aussi de façon très inégale : l’administration publique, l’hôtellerie-restauration et les médias enregistrent une nette amélioration, quand l’industrie, le transport-logistique et le secteur sanitaire et social restent sous tension. Une fragilité qui n’est pas sans lien avec la pression que subissent déjà les arrêts maladie, dont les règles ont elles aussi évolué récemment.
Ce qui pèse vraiment sur le moral des salariés
Interrogés sur les causes de leur mal-être, les salariés citent en premier lieu les conditions de travail et de sécurité (25 %), suivies des relations avec les collègues et la hiérarchie (24 %) puis de l’organisation du travail (17 %). Fait notable, la part de salariés attribuant leur état à des causes strictement professionnelles recule à 21 %, tandis que les facteurs personnels (38 %) et le contexte national (32 %) — marqué notamment par un taux de chômage reparti à la hausse — pèsent désormais davantage dans le ressenti des Français au travail.
L’équilibre de vie, nouvelle priorité n°1
Autre enseignement de la rentrée : l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle s’impose comme le critère numéro un des salariés, devant le salaire et même la carrière. Une étude menée auprès de plusieurs milliers de professionnels en France révèle que 53 % d’entre eux refuseraient une promotion si elle devait dégrader cet équilibre. Le recours plus large au télétravail et aux horaires flexibles fait partie des leviers les plus cités par les employeurs pour répondre à cette attente, sans toujours suffire à eux seuls à inverser la tendance.
Ce que les entreprises ont concrètement à gagner
- Une progression de 10 points de la qualité de vie au travail entraîne +4 points sur les indicateurs de santé mentale des équipes.
- Elle s’accompagne de +7 points de performance durable au sein des organisations concernées.
- L’absentéisme recule de 1,2 point en moyenne.
- Le turnover diminue de 3,4 points, un enjeu de taille pour les entreprises qui peinent à fidéliser leurs équipes.
Des résultats qui expliquent pourquoi de plus en plus d'employeurs, y compris en dehors des grands groupes, investissent désormais dans la prévention plutôt que dans la seule gestion de crise une fois le mal-être installé.
Questions fréquentes
Combien de salariés sont concernés par un mal-être psychologique en France ?
Environ 22 % des actifs déclarent être en mauvaise santé mentale en 2026, soit près de six millions de personnes, un chiffre en amélioration de trois points sur un an.
Quelle est la première cause de mal-être citée par les salariés ?
Les conditions de travail et de sécurité arrivent en tête (25 %), devant les relations avec les collègues et la hiérarchie (24 %) et l’organisation du travail (17 %).
Pourquoi l’équilibre de vie passe-t-il devant le salaire ?
Plus de la moitié des salariés interrogés refuseraient une promotion si elle dégradait leur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, un critère devenu central dans les choix de carrière.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

